Aeroflot cherche un soutien d'État pour les remplacements de moteurs Superjet
Un litige de financement indiqué souligne les coûts industriels de remplacement de la technologie aérienne étrangère après les sanctions contre l'invasion de la Russie en Ukraine.
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Le directeur exécutif d'Aeroflot a déclaré que l'aide gouvernementale est nécessaire pour remplacer les moteurs étrangers sur les avions Sukhoi Superjet 100, a rapporté Meduza le 7 septembre. Sergei Alexandrovsky a averti que les opérateurs auraient progressivement perdu des avions de service. Ses commentaires mettent le financement du programme de remplacement de la technologie aéronautique de la Russie au centre d'une question pratique: qui paiera pour maintenir la flotte existante en fonctionnement?
Qui paye pour le remplacement
Le rapport russe décrit un changement proposé des moteurs russo-français SaM146 à des moteurs PD-8 domestiques. Il rappelle également une position antérieure du chef de la United Aircraft Corporation, Vadim Badekha, selon laquelle les compagnies aériennes financeraient les remplacements elles-mêmes, sans financement budgétaire. Le désaccord concerne la responsabilité du projet de loi ; le matériel révisé ne démontre pas que une nouvelle subvention a été approuvée.
La distinction est importante lors de l’évaluation de l’alerte. Une demande d'aide financière n'est pas un programme de retrait complet d'un aéronef, et une prévision conditionnelle ne peut pas établir combien d'aéronefs quitteront le service ou quand. Le développement immédiat est l’argument public de la direction pour le soutien. Toute évaluation des pertes réelles de capacité nécessitera des données d'exploitation ultérieures et des décisions sur les horaires de financement, d'installation et de livraison.
Les sanctions dépassent les ventes d’avions
L'annonce des sanctions de l'Union européenne du 25 février 2022 fournit le fond institutionnel. Adoptée en réponse à l'agression militaire russe contre l'Ukraine, le pacte interdit les exportations de biens et de technologies aériens et spatiales et restreint la maintenance associée, l'assurance et la réassurance. Elle couvre également l’assistance technique et financière connexe. Ces mesures ont ciblé le système de soutien autour des avions ainsi que les avions eux-mêmes.
Une communication distincte de la Commission européenne a expliqué que les restrictions de transport couvraient les aéronefs, les pièces de rechange et l'équipement fournis aux compagnies aériennes russes. Bruxelles a explicitement présenté la réduction de la connectivité comme conséquence prévue. Ces documents officiels établissent la politique originale et son but ; ils ne vérifieront pas indépendamment les finances actuelles d'Aeroflot, la performance d'un moteur de remplacement ou le nombre d'avions actuellement disponibles pour le service.
Ce qui vient suivant
La prochaine preuve significative serait une décision de financement formelle et un calendrier de remplacement documenté. Analytiquement, le financement public pourrait redistribuer les dépenses entre les compagnies aériennes et l’État, mais ne prouverait pas lui-même que suffisamment de moteurs pourraient être livrés et installés. Le litige rapporté expose donc deux essais séparés pour la substitution industrielle: payer pour la transition et transformer ces dépenses en avions qui peuvent rester en service.