La Grande-Bretagne reprend ses négociations sur l'adhésion à la Banque mondiale de la défense dirigée par le Canada
Une possible réversion de la politique mettrait le Royaume-Uni parmi les fondateurs du prêteur proposé tout en revivant les questions sur les coûts de capitaux et en dépassant les régimes de financement européens.
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L'Angleterre reprend son rôle fondateur
Le Royaume-Uni réfléchit à devenir membre fondateur de la Banque de la Défense, de la Sécurité et de la Résilience dirigée par le Canada, ouvrant une option que le Trésor avait récemment résisté. Le Guardian a rapporté que le chancelier John Healey avait activement envisagé la proposition avant une nouvelle réunion avec le ministre des Finances canadien François-Philippe Champagne, après que les deux personnes se sont rencontrées deux fois lors d’une réunion du G20 en Caroline du Nord.
Le Canada a formellement invité la Grande-Bretagne et huit autres fondateurs potentiels, dont l’Ukraine et la Turquie. Le prêteur multilatéral proposé vise à mobiliser des finances moins chères pour les gouvernements et les entrepreneurs de la défense, car les pays alliés tentent d'élargir la production, de remplir les stocks et de resserrer les chaînes d'approvisionnement. Aucune décision britannique n'a été annoncée à la publication, donc le développement est une révision de la politique plutôt qu'une adhésion complète.
Pourquoi le modèle de financement est important
Les partisans prétendent qu'une banque multilatérale hautement évaluée pourrait rachat des fonds à faible coût et utiliser des garanties pour améliorer l'accès au capital pour les fournisseurs de défense plus petits. L’institution proposée cherche environ 100 milliards d’euros de capacité de prêt. Pour la Grande-Bretagne, la participation pourrait étendre le financement disponible pour les achats à long terme sans nécessiter que chaque projet soit financé directement par le biais des budgets annuels de département.
La proposition porte également des coûts. Le Guardian a rapporté que la contribution initiale du capital britannique pourrait atteindre 1 milliard de livres à 2 milliards de livres en trois ans. Les objections antérieures du Trésor incluaient des doutes sur la question de savoir si la banque résoudrait les problèmes d’approvisionnement du Royaume-Uni et la préoccupation que le capital public faible se répandrait dans les institutions qui se déchirent. Ces objections restent matérielles comme le gouvernement prépare son budget et fait face à la pression sur le prêt.
Deux banques, une agenda de réarmement
La Grande-Bretagne a déjà consacré 600 millions de livres à un mécanisme de défense multilatéral séparé avec les Pays-Bas, la Finlande et la Pologne. Ce prêteur est conçu autour de l'approvisionnement en commun et du stockpillage, avec le gouvernement britannique prévoyant auparavant des économies à partir de commandes plus larges coordonnées. La question de la politique n’est donc pas seulement si le financement de la défense est multilatéral, mais si les initiatives canadiennes et européennes devraient concurrencer, fusionner ou diviser les responsabilités.
Un rapport officiel du mois de juillet sur un appel entre les premiers ministres britanniques et canadiens confirme que les deux gouvernements avaient déjà convenu d'intensifier le travail entre les deux initiatives. Les négociations renouvelées au niveau du Trésor rapprochent le débat à un choix sur l’adhésion et le capital. La prochaine preuve à surveiller est si Londres reçoit des conditions de gouvernance solides, si les mécanismes rivaux sont alignés, et si Healey allouera de l'argent dans le prochain budget ou la révision des dépenses.