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Carney ouvre le sommet d'investissement de Toronto alors que le Canada cherche du capital au-delà du marché américain

Le gouvernement présente 167 projets potentiels aux fonds mondiaux tandis qu'un conflit commercial accru rend la diversification plus urgente et l'exécution plus difficile.

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Le Canada lance un projet d’investissement de cinq ans

Le gouvernement du Premier ministre Mark Carney a ouvert un sommet d'investissement de deux jours à Toronto visant à tirer du capital international dans l'énergie, l'exploitation minière, les ports, la technologie et la fabrication avancée du Canada. Près de 300 représentants des fonds de retraite, des fonds souverains de richesse, des gestionnaires d'actifs et des entreprises sont attendus. Les investisseurs ont représenté la surveillance de près de 120 milliards de dollars dans les actifs, donnant à Ottawa un public concentré pour sa stratégie de diversification économique.

Le gouvernement veut catalysere environ 1 trillion de dollars d’investissement au cours des cinq années, y compris environ 280 milliards de dollars de dépenses publiques et d’incitations destinées à déclencher le capital privé. Un prospectus de sommet contient 167 investissements potentiels. Les minéraux et les métaux représentent près de 38 pour cent des projets, tandis que leur part combinée avec l'énergie et l'infrastructure énergétique approche 70 pour cent, selon l'analyse cité par Al Jazeera.

Le conflit commercial change la proposition

Le Canada s’est historiquement commercialisé comme une plate-forme stable avec un accès privilégié aux États-Unis. Ce avantage a été affaibli pendant la confrontation commerciale actuelle. La Maison-Blanche a imposé de nouvelles restrictions et a maintenu des taxes de 50 % sur les catégories de produits canadiens, tandis que le Canada a retalié contre les exportations américaines. Les proclamations de Washington du 8 septembre fournissent le rapport officiel des États-Unis de la dispute et imposent des restrictions supplémentaires à l'importation à commencer le 29 septembre.

Carney demande donc aux investisseurs de valoriser les ressources, les institutions, la main-d’œuvre et l’accès au Canada aux marchés en dehors des États-Unis. Le terrain comprend le traitement des minéraux critiques, les corridors d'exportation, les ports et un possible pipeline pétrolière Alberta-British Columbia. Ces projets pourraient réduire la dépendance sur le commerce lié aux États-Unis, mais beaucoup exigent de grandes quantités de capital et de longues périodes de construction avant de générer des revenus.

Les projets doivent dépasser un prospectus

Le principal risque est l’exécution. Certaines des investissements énumérés sont autorisés, tandis que d'autres restent des concepts ou des études de faisabilité. Le Canada a créé un Bureau des projets majeurs et a promu une approche d'une révision unique pour réduire la duplication fédérale-provinciale, mais les investisseurs examineront encore les horaires d'approbation, les modèles de revenus, la consultation indigène, la durabilité politique et la division des coûts entre les gouvernements et les financiers privés.

Le sommet ne peut être jugé que partiellement par des annonces faites à Toronto. Des mesures plus utiles seront les engagements contraignants, les autorisations complétées, le début de la construction et la mesure dans laquelle une nouvelle infrastructure ouvre les marchés non américains. L’opposition locale est également probable : les groupes du travail, des indigènes, de l’habitation et du climat ont planifié des manifestations sur qui contrôlent les projets et qui reçoivent leurs avantages. La stratégie de Carney doit donc attirer le capital tout en conservant la légitimité publique.