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L'Allemagne cherche la démission de l'affaire liée à Gaza de Nicaragua à l'ICJ

Le litige juridique s’interroge sur la question de savoir si le tribunal peut examiner la responsabilité de Berlin pour soutenir Israël.

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L'Allemagne cherche à avoir le cas de Nicaragua sur son soutien à Israël démissionné à la Cour internationale de justice à La Haye. Euronews a rapporté le 7 septembre que les avocats allemands avaient prévu d’ouvrir quatre jours d’audience sur les objections à la compétence du tribunal et l’admissibilité des revendications.

La question immédiate est de savoir si la procédure peut être avancée à une examination substantielle. L’Allemagne a rejeté les accusations de Nicaragua. Une décision permettant de poursuivre la procédure n’établirait pas elle-même la responsabilité allemande, tandis qu’une démission procédurale devait être comprise selon les motifs que les juges ont effectivement adopté.

Comment le conflit a atteint cette étape

Le rapport annuel de l'ICJ pour 2023-24 enregistre les allégations de Nicaragua concernant le soutien allemand à Israël et la suspension du financement à l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens. Ce sont des accusations soumises par un État litigieux, pas des conclusions d’erreur. Le même dossier institutionnel confirme que la Cour a refusé d'indiquer des mesures provisoires le 30 avril 2024, car les circonstances présentées à ce jour n'ont pas justifié l'exercice de ce pouvoir.

Le rapport enregistre également un ordre de juillet 2024 fixant des délais pour le mémorial écrit de Nicaragua et le contre-mémorial de l'Allemagne. Cette étape procédurale ultérieure aide à expliquer pourquoi le rejet de la demande d'urgence antérieure n'a pas signifié que le litige avait été terminé. La protection intermédiaire et la détermination définitive servent à des fins différentes ; le dossier historique ne devrait pas être lu comme un jugement complet sur les accusations fondées.

Le cadre du traité

La Convention sur le génocide fournit une partie du cadre juridique. Son premier article s’engage aux parties à prévenir et à punir le génocide, tandis que l’article IX traite les différends entre les États sur l’interprétation, l’application ou l’exécution, y compris les questions de responsabilité de l’État. Ces dispositions expliquent pourquoi le litige peut concerner des obligations liées à la conduite d'un autre Etat. Ils n’éliminent pas la nécessité d’établir une juridiction ou de prouver les allégations particulières.

La prochaine question à surveiller est l’étendue de l’éventuelle décision des juges sur les objections de l’Allemagne. La distinction est au-delà de la cour : une décision sur l’autorité à entendre un litige répond à une question différente de la décision sur le fait qu’un gouvernement a violé ses obligations. Ni les auditions prévues, ni l’existence de la revendication de Nicaragua ne constituent un nouveau cessez-le-feu, un embargo sur les armes ou une découverte de génocide.