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Les autorités houthis étendent une économie en temps de guerre construite autour des impôts, des ports et du contrôle forcé

Le système des revenus du mouvement devient de plus en plus cohérent à mesure que son progrès territorial relie le règne intérieur au commerce de la Mer Rouge et au conflit régional.

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Le pouvoir économique derrière l’avancement militaire

Le mouvement Houthi du Yémen a élargi un système économique en temps de guerre qui finance son administration et ses forces armées par le contrôle du commerce, de la fiscalité, de la distribution de carburant, des ports et des paiements obligatoires, selon une enquête du 14 septembre sur Al Jazeera. Le développement est consécutif parce que les récentes gains territoriales du mouvement le long de la côte de la Mer Rouge augmentent sa capacité à connecter le pouvoir du champ de bataille avec la collecte de revenus. L'enquête décrit une structure de gouvernance entrainée plutôt qu'une campagne de recouvrement temporaire.

Les entreprises et les ménages dans les zones contrôlées par le Houthi sont confrontés à des lois, des demandes douanières et des paiements informels, tandis que l'accès au carburant et aux biens importés peut être formé par des réseaux politiquement reliés. De tels mécanismes permettent à une autorité armée d'augmenter les revenus même lorsque l'économie formelle du Yémen est fragmentée et que les salaires publics sont incroyables. Ils transférent également les coûts de la guerre aux civils déjà confrontés à des prix élevés, à des services faibles et à des aides humanitaires réduites. Les revenus exacts restent difficiles à vérifier parce que le système est opaque et divisé parmi les institutions compétentes.

Les ports et les territoires changent l'équation

Le contrôle des côtes, des routes et des points d’entrée commerciaux est au-delà de la valeur de toute taxe unique. Il donne au Houthis le leverage sur le mouvement des marchandises et crée de nouvelles possibilités de facturer des frais ou de rediriger le commerce. Le progrès du mouvement augmente également la pression sur le gouvernement internationalement reconnu du Yémen en affaiblissant sa base douanière et en accédant à des revenus souverains. Par conséquent, la structure émergente soutient les opérations militaires et les revendications politiques à l'autorité comme l'Etat.

La couverture d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies le 10 septembre confirme l'environnement plus large: les nouvelles attaques Houthi contre l'Arabie saoudite, la capture d'un port clé de la mer Rouge et l'enlèvement de véhicules de l'ONU d'un centre d'aide. Ce compte officiel ne calcule pas indépendamment les revenus des Houthis, mais il établit que la consolidation économique se déroule à côté de l'expansion territoriale et de l'obstruction des opérations humanitaires. L'ONU a averti que la nouvelle escalade menace la sécurité régionale et une urgence humanitaire déjà sévère.

Seules les sanctions n’ont pas démantelé le système

Le Conseil de sécurité a soumis les Houthis à des mesures ciblées et à un embargo sur les armes depuis 2022, citant les attaques contre les infrastructures civiles, les grèves transfrontalières, les menaces maritimes, le recrutement d’enfants et l’obstruction de l’aide. Toutefois, une désignation de sanctions n’élimine pas les réseaux nationaux par lesquels un mouvement armé collecte de l’argent, alloue les importations ou contrôle le transport. La pression sur les canaux financiers formels peut également pousser les transactions plus profondément dans les marchés informels, rendant la surveillance plus difficile et augmentant la puissance des intermédiaires.

Les indicateurs suivants sont si les Houthis établissent des structures douanières et de sécurité durables dans les zones nouvellement occupées, si les commerçants rejetent des biens pour les éviter, et si les autorités rivales peuvent maintenir les paiements de salaires et les services de base. L’accès des Nations unies est un autre test critique: le détriment de véhicules ou l’interférence avec l’aide peut transformer les actifs humanitaires en outils de négociation tout en réduisant l’aide aux civils. Ce n’est pas un cessez-le-feu ou une nouvelle grève. Il s’agit d’un développement structurel qui montre pourquoi la guerre qui s’étend au Yémen peut être plus difficile à inverser que le mouvement des lignes frontales seul suggère.