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La Hongrie modifie sa loi sur la protection des enfants après l'arrêt de la Cour européenne

Le Premier ministre Peter Magyar a déclaré que Budapest supprimerait les dispositions qui discriminent les minorités sexuelles tout en conservant des limites d’âge sur le contenu violent et sexuel pour les enfants.

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Budapest annonce ses amendements

Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, a annoncé son projet de modification de la loi sur la protection des enfants en raison d'une décision de la Cour de justice de l'Union européenne. Selon Euronews, les changements proposés préserveraient les restrictions visant à protéger les mineurs des matériaux violents et sexuels tout en supprimant les dispositions discriminatoires contre les minorités sexuelles. Le gouvernement devrait soumettre les amendements au Parlement le 14 septembre.

L'annonce représente un changement important dans la réponse formelle de l'Etat à une loi adoptée sous l'ancien Premier ministre Viktor Orbán en 2021. Cette législation a combiné des règles contre l’abus sexuel des enfants avec des restrictions sur les représentations de l’homosexualité et de la transition de genre dans les médias et les matériaux éducatifs accessibles aux mineurs. Elle a encouragé l’action juridique de la Commission européenne et a suscité les critiques des groupes de droits et d’autres gouvernements de l’UE.

Ce que la Cour européenne a trouvé

La Cour de justice de l’Union européenne a jugé le 21 avril que la Hongrie avait violé la législation de l’UE. Son procès officiel affirme que les restrictions ont violé les règles du marché intérieur et les droits fondamentaux, et que le traitement de la législation des personnes LGBTIQ était en conflit avec les valeurs de base de l'UE. Le tribunal a décrit les dispositions comme stigmatisant et marginalisant les personnes touchées.

L’amendement proposé ne détermine pas par lui-même si la Hongrie a pleinement respecté. Euronews a rapporté que la Commission européenne a considéré que c'était trop tôt pour évaluer le projet et qu'elle restait en contact avec Budapest. Les questions décisives seront la version législative finale, la façon dont les régulateurs l’appliquent aux écoles et aux médias, et si l’application cesse de discriminer sur la base de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.

Le financement et la mise en œuvre restent liés

Magyar a lié les changements juridiques à la possibilité de libérer environ 500 millions d’euros dans le soutien éducatif de l’UE. Cela crée un incentive pratique pour une législation rapide, mais le respect de l'UE ne peut pas être établi par l'annonce du gouvernement seul. La Commission doit examiner le texte adopté et sa mise en œuvre avant de déterminer si les exigences de la décision ont été remplies.

Le processus d’inspection est donc la prochaine étape immédiate. Les législateurs et les organisations de la société civile examineront si l’amendement ne supprime que des références explicites ou modifiera également l’effet réglementaire plus large qui a conduit à la censure et à l’inégalité de traitement. Bruxelles décidera alors si la révision résout la violation ou si une pression juridique et financière supplémentaire reste nécessaire.