Lagarde appelle l'Europe à construire une capacité souveraine d'IA et de centres de données
Le président de la BCE a déclaré que la dépendance aux infrastructures américaines et chinoises pourrait devenir une exploitation économique comme l'intelligence artificielle se propage à travers les services essentiels.
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Un avis sur la dépendance stratégique
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a appelé l’Europe à développer des modèles d’intelligence artificielle domestiques et à étendre considérablement sa capacité de centres de données. Parlant à Vienne le 14 septembre, elle a marqué la question comme une souveraineté économique: l'Europe risque soit de retarder l'adoption parce qu'elle ne peut pas contrôler suffisamment les données sensibles ou d'embrasser des systèmes étrangers si rapidement que des parties critiques de son économie deviennent dépendantes des fournisseurs basés ailleurs.
Lagarde a argumenté qu'une future interruption ou répression de l'accès à l'IA étranger pourrait affecter de nombreux secteurs en même temps. Les systèmes automatisés devraient affecter le contrôle des frontières, l’administration fiscale, les transports, les soins de santé et les paiements. La dépendance à cette échelle, a-t-elle dit, pourrait donner à un partenaire commercial extérieur un leverage inhabituel lors des litiges sur les tarifs, la fiscalité numérique ou d’autres politiques économiques.
L’infrastructure de l’Europe
Ses remarques ont souligné la concentration du développement avancé de l'IA et de la capacité informatique aux États-Unis et en Chine. Le Guardian a rapporté que Lagarde a contrôlé des dizaines de modèles notables produits dans ces deux pays avec un chacun en France et au Royaume-Uni, tandis que les États-Unis accueillent environ trois quarts de la capacité mondiale d'informatique AI et l'Europe environ cinq pour cent. Ces chiffres décrivent une lacune structurelle plutôt qu’un coup d’approvisionnement immédiat.
La direction de la politique est déjà visible dans les propositions de la Commission européenne. La proposition officielle du Cloud and AI Development Act vise à renforcer l’écosystème européen du cloud et de l’IA, à accélérer la construction des centres de données et à réduire l’exposition à un petit groupe de fournisseurs non européens. Elle vise à tripler au moins la capacité des centres de données de l'UE dans les cinq à sept ans tout en encourageant l'efficacité des ressources et les services en nuage souverains pour des utilisations critiques du secteur public.
Les possibilités de croissance et les risques de mise en œuvre
Lagarde a partagé l'argument de sécurité avec un cas de productivité, estimant que l'adoption rapide d'IA pourrait augmenter la productivité européenne matériellement au-delà d'une décennie. Cependant, l’expansion de l’infrastructure informatique crée des négociations difficiles. Les centres de données nécessitent de grandes quantités d'électricité, d'eau, de capacité de réseau et de capital, tandis que la permission de retards et d'infrastructures inégales pourraient concentrer les investissements dans un petit nombre de centres établis.
Le prochain test est de savoir si les institutions de l’UE et les gouvernements nationaux convertiennent la stratégie en projets approuvés, en financant et en accélérant les connexions réseau sans affaiblir les garanties environnementales. Les politiciens doivent également déterminer quels services nécessitent des infrastructures contrôlées par l'Union européenne et qui peuvent continuer à utiliser en toute sécurité des fournisseurs étrangers. L’intervention de Lagarde ne crée pas elle-même une nouvelle loi, mais elle ajoute l’autorité économique et de sécurité du président de la BCE à une Commission existante qui pousse à une plus grande autonomie technologique.