Les défenseurs de la terre forment des unités d'autodéfense alors que les meurtres restent concentrés en Amérique latine
Un nouveau chiffre mondial enregistre 124 défenseurs terrestres et environnementaux tués en 2025, tandis que les communautés autochtones construisent des réseaux de protection civile contre les groupes armés et les économies illégales.
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Un taux de mortalité mondial persistant
Au moins 124 personnes qui protègent les terres, l’eau et les écosystèmes ont été tuées en 2025, selon un nouveau compte Global Witness rapporté par le Guardian. C’est environ un tueur tous les trois jours. Environ 85% des décès enregistrés ont eu lieu en Amérique latine, avec la Colombie compte 39, le Brésil 26 et le Honduras 12. Les Philippines ont également enregistré 12. Les chiffres décrivent la violence ciblée au cours d'un an, pas un attentat militaire récemment confirmé.
Les communautés construisent leur propre protection
Dans la région d'Ucayali au Pérou, le peuple de Kakataibo a étendu un réseau de défense civile à plus de 150 bénévoles opérant à partir de 10 bases. Les gardiens patrulent le territoire menacé par le trafic de drogue, le logement illicite et les séquelles de terre, généralement sans les ressources disponibles aux forces de sécurité de l'État. Leur croissance reflète un calcul selon lequel la documentation des intrusions et l'organisation de réactions locales rapides peuvent arrêter certaines menaces, même lorsqu'elle ne peut pas éliminer les réseaux armés derrière eux.
L'économie illégale augmente le danger
Le Guardian a rapporté que la culture de la coca dans la piscine d'Ucayali a augmenté d'environ 600% entre 2019 et 2023. Sept gardes autochtones ont été tués au cours de la dernière période de déclaration, avec cinq de ces morts liées au crime organisé. Au-delà de l’ensemble de données plus large, près de trois quarts de ceux qui ont été tués ou disparus depuis le début du suivi étaient des Indigènes ou des petits agriculteurs, groupes dont les coûts de vie dépendent souvent directement des terres et des forêts contestées.
L'Afrique illustre les risques structurels
Le rapport des Nations unies sur la Colombie décrit les attaques persistantes contre les défenseurs des droits de l'homme comme un élément d'une interaction plus large entre les conflits armés, les économies illégales, les conflits environnementaux et la faible présence de l'Etat. Ce contexte officiel aide à expliquer pourquoi la Colombie reste le pays le plus mortel dans le nouveau chiffre. Elle ne vérifie pas indépendamment chaque cas de 2025, mais elle soutient l'évaluation que les défenseurs sont confrontés à des risques systématiques plutôt qu'une collection d'incidents criminels non liés.
La protection doit s’étendre au-delà des patrons
Les gardiens communautaires peuvent améliorer les systèmes d'alerte et maintenir une présence visible, mais ils ne peuvent pas remplacer les enquêtes, l'application des titres et la protection adaptée aux conditions locales. Les prochaines mesures à surveiller sont les poursuites pour les attaques, les actions gouvernementales contre le trafic et l'extraction illégale, et si les budgets de protection atteignent les communautés à distance. Sans ces changements, les patrons civils peuvent devenir plus exposés précisément parce qu’ils sont l’obstacle le plus organisé à l’activité lucrative illicite.