Plus de 130 avocats pressent la Grande-Bretagne à étendre ses mesures contre Israël
Les signataires affirment que les restrictions axées sur le règlement ne répondent pas pleinement aux conséquences de la reconnaissance de la Grande-Bretagne que l’occupation israélienne du territoire palestinien est illégale.
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Un nouveau défi juridique pour la politique britannique
Plus de 130 avocats et académiciens de droit britanniques ont envoyé au Premier ministre Andy Burnham une lettre le 15 septembre appelant à des mesures substantiellement plus larges contre Israël. Le groupe, qui comprend un conseiller de 18 rois et un ancien juge d'appel, a accueilli les restrictions récentes de la Grande-Bretagne sur le commerce liées aux colonies israéliennes, mais a argumenté que limiter les actions aux colonies et l'activité de la colonie ne traite pas l'occupation plus large que Londres considère aujourd'hui comme illégale.
La lettre exige un embargo total sur les armes et des restrictions sur les services qui pourraient soutenir l’activité de règlement, y compris l’assurance, la comptabilité et les infrastructures numériques. Ses auteurs veulent également que le gouvernement établisse si les organismes publics britanniques, les régimes de retraite ou les fonds souverains détiennent des investissements liés aux établissements. Ce sont des demandes plutôt que des politiques adoptées, et le gouvernement n'a pas annoncé qu'il les acceptera.
Ce que la Grande-Bretagne a fait
Le 8 septembre, la Grande-Bretagne, la France et le Canada ont annoncé qu’ils introduiraient des interdictions nationales sur les biens des colonies israéliennes. Ils se sont joints à un groupe plus large de gouvernements européens qui ont ou soutenu ces restrictions ou les ont envisagés. La déclaration officielle a lié les mesures à accélérer la construction d'établissements, la violence des établissements et l'offre d'Israël pour 1 200 maisons dans la zone E1 à l'est de Jérusalem.
Le projet E1 est important parce que la construction y pourrait encore séparer le nord et le sud de la Cisjordanie et affaiblir la continuité territoriale avec l'Est de Jérusalem. La Grande-Bretagne avait déjà présenté les affaires chargé d’Israël sur le tender en août. Le gouvernement dit que ses mesures sont destinées à préserver la possibilité d'un État palestinien viable à côté d'Israël tout en préservant les intérêts de sécurité légitimes d'Israel.
Le conflit se transforme à la mise en œuvre
L’argument central des avocats est que la position juridique de la Grande-Bretagne et sa politique économique sont mal alignés. Si l'occupation elle-même est illégale, ils contendent, les mesures limitées à la liquidation des biens peuvent laisser d'autres relations financières et commerciales intacte. Le gouvernement a répondu que sa politique représentait une grande résistance, citant l'action sur la responsabilité et la coordination avec les partenaires internationaux, mais il n'a pas détaillé d'autres mesures.
L’attention s’adresse maintenant à l’étendue et à l’application de l’interdiction d’importation promise, à la définition des entités couvertes et à la question de savoir si les ministres étendent les restrictions aux armes ou aux services professionnels. Israël a rejeté l’approche britannique et a précédemment rétorqué contre les mesures de règlement. Le désaccord a donc des conséquences pour les relations bilatérales ainsi que pour l’effort plus large du Royaume-Uni de coordonner la politique européenne en ce qui concerne la Cisjordanie.