Les militants des droits de l’homme appellent l’Algérie à abandonner la peine de mort prolongée pour le feu sauvage
L’intervention met en scène les efforts du président Abdelmadjid Tebboune pour rendre des incendies forestières délibérées et des infractions supplémentaires punissables par la mort.
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La pression sur l’expansion du code pénal
Les combattants des droits de l'homme ont appelé l'Algérie à abandonner les plans d'expansion de la peine capitale à des incendies forestières et d'autres infractions, a rapporté Al Jazeera le 15 septembre. L'intervention suit l'ordre du président Abdelmadjid Tebboune pour que le ministre de la Justice prépare des amendements du code pénal après les incendies de l'août dévastatrices qui ont fait au moins 12 morts et 54 blessés dans le nord-est du pays. L'Algérie conserve la peine de mort dans la loi mais n'a pas exécuté depuis 1993.
Les changements proposés rendraient l’arsence intentionnelle d’un feu de mer un crime capital et pourraient également étendre la peine aux crimes spécifiés contre les enfants. Tebboune avait fixé un délai 15 septembre pour une proposition. La loi actuelle permet déjà de longues peines de prison, y compris la prison à vie dans certaines circonstances, pour délibérément commencer les incendies forestières. La nouvelle initiative modifierait donc la sanction maximale plutôt que de créer l’infraction d’argile qui en résulte.
Amnesty International a averti que l'expansion pourrait être utilisée contre les opposants politiques, en particulier dans la région de Kabylie. Selon le rapport d’Al Jazeera, les autorités ont arrêté 20 personnes entre le 26 juillet et le 10 septembre dans des enquêtes impliquant des accusations de fraude et de subversion. Le rapport relie ces inquiétudes à des poursuites après la mortelle saison des incendies sauvages de 2021, lorsque le gouvernement a blâmé un mouvement d’autonomie de Kabylie qu’il qualifie de terroriste.
Un record de moratoire en Algérie
La longue suspension des exécutions en Algérie est au cœur du conflit. Les données des Nations unies montrent que le pays a voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale de décembre 2024 appelant à un moratoire sur l'utilisation de la peine de mort. L’Algérie a également présenté à plusieurs reprises sa politique de non-exécution dans les révisions des droits de l’homme de l’ONU. L’ajout de nouvelles infractions de capital ne finirait pas automatiquement ce moratoire pratique, mais il enleverait la loi pénale de la restriction progressive et créerait une nouvelle exposition aux peines de mort.
Le cas du gouvernement repose sur la déterrence et la colère publique après une catastrophe qui a détruit des maisons, des habitats et des villages. Les responsables ont soulevé des suspicions d'une brûlure délibérée parce que de nombreux incendies ont été signalés à des moments similaires. Ces soupçons ne définissent pas la responsabilité pour les incendies individuels, cependant, et les militants prétendent que les peines sévères ne devraient pas remplacer les enquêtes fondées sur des preuves, les investissements dans la capacité à combattre les incendions ou les mesures visant à traiter la chaleur extrême, la sécheresse et la gestion des terres.
Ce qui se passe ensuite dépend du texte présenté par le ministère de la Justice et de la manière dont le gouvernement le transmet au Parlement. Les législateurs devront définir l'intention requise, le seuil évidentiel, les droits d'appel et la relation avec le terrorisme ou les infractions de sécurité publique. Le test central est de savoir si l’Algérie conserve sa pratique de non-exécution de trois décennies et sa position moratoire internationale ou commence à construire une voie juridique vers des exécutions récurrentes sous la pression d’une catastrophe nationale.