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La Russie et la Chine ont veto à la surveillance des sanctions contre l'Iran

Le Conseil de sécurité a rejeté une extension soutenue par les Etats-Unis pour son panel d'experts iranien, laissant les sanctions en vigueur mais en supprimant leur mécanisme de suivi indépendant.

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Deux veto à la fin de l'extension proposée

La Russie et la Chine ont utilisé leurs veto de membres permanents pour bloquer une résolution du Conseil de sécurité soutenue par les États-Unis qui étend le mandat d'experts indépendants pour surveiller les sanctions de l'ONU contre l'Iran. Le vote du 17 septembre a produit 11 voix pour, deux contre et deux abstentions. Le Pakistan et la Somalie s'abstiennent, tandis que les deux votes négatifs des membres permanents ont empêché l'adoption malgré la grande majorité.

La décision affecte la surveillance plutôt que les sanctions formelles elles-mêmes. Les restrictions restaurées en 2025 restent en vigueur selon l’interprétation avancée des États-Unis et des membres européens, couvrant les activités nucléaires et missiles, les transferts d’armes, les gelés d’actifs et les individus ou entités désignés. Ce qui a échoué est le mandat proposé pour les experts qui enquêteront sur la mise en œuvre, signaleront les violations et aideront le comité des sanctions du Conseil de sécurité.

Un conflit sur la loi et la politique

Les membres du Conseil occidental ont argumenté que le panel était nécessaire pour un suivi imparcial, fondé sur des preuves et ont averti que sa perte créerait un lacune d'information. La Russie et la Chine ont rejeté la base légale de la proposition. Ils prétendent que la résolution 2231 du Conseil de sécurité a expiré en octobre 2025 et que l'architecture des sanctions antérieures contre l'Iran n'a pas été valablement restaurée par le processus de récupération.

Ce désaccord signifie que le Conseil n’a pas une vision commune non seulement sur la façon d’appliquer les restrictions, mais aussi sur la façon dont le cadre révisé est légalement opérationnel. La France, la Grande-Bretagne et les États-Unis disent que les mesures de base restent contraignantes. La Russie, la Chine et l’Iran se disputent cette conclusion et prétendent que la pression des sanctions et l’action militaire ont rendu un règlement diplomatique plus difficile.

La surveillance peut se déplacer en dehors du Conseil

Le veto suit un précédent échec d'accord sur la nomination d'experts, de sorte que le panel n'a pas été pleinement opérationnel même avant le vote de renouvellement. La France a indiqué que les gouvernements pourraient étudier des façons alternatives de documenter les violations, semblables à la surveillance des arrangements créés en dehors du cadre des Nations unies après que la Russie a terminé le panel d'experts du Conseil de sécurité sur la Corée du Nord.

La prochaine question est de savoir si les États-Unis et les gouvernements européens établissent un groupe de rapports séparé et à quel point ses résultats seraient acceptés. Le veto augmente également la dépendance aux renseignements nationaux, à l’Agence internationale de l’énergie atomique et aux autorités individuelles de sanctions. Ces mécanismes peuvent produire des preuves et des sanctions, mais ils ne portent pas le même statut institutionnel qu'un panel commandé par le Conseil de sécurité qui raconte à tous les 15 membres.