La Russie et la Serbie s'accordent sur les droits de l'aviation pour les vols de Kaliningrad
L’expansion bilatérale annoncée ouvre une voie réglementaire tout en laissant les compagnies aériennes et les horaires d’exploitation non spécifiés.
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La Russie et la Serbie ont convenu d'étendre les services aériens bilatéraux, donnant aux compagnies aériennes serbes le droit d'exercer des vols prévus entre la Serbie et le Kaliningrad, a rapporté Méduza le 7 septembre, citant le ministère russe des transports. Le développement concerne l’autorisation d’une route, avec les détails commerciaux et opérationnels encore à établir.
Le rapport n'a pas identifié les transporteurs qui reçoivent des tâches spécifiques ou a annoncé un calendrier. Cette distinction concerne les passagers et l’importance diplomatique de l’accord. Une autorisation bilatérale peut créer une ouverture pour un service, mais elle ne détermine pas que les vols ont commencé, que les billets sont disponibles ou qu'une compagnie aérienne a communiqué des avions.
Les liens aériens dans un cadre de sanctions
Le contexte européen pertinent date de la réponse à l'invasion de grande échelle de la Russie en Ukraine. Le 28 février 2022, le Conseil de l’Union européenne a annoncé des restrictions qui refusaient l’atterrissage, la sortie et les permis d’avion sur les transporteurs russes et les avions enregistrés par la Russie. Les mesures couvrent également des aéronefs enregistrés étrangers détenus, charterés ou autrement contrôlés par des individus ou des entités russes.
Ce cadre rend l'opérateur et le contrôle d'un aéronef importants, à côté de la destination. L'annonce du Conseil soutient le contexte historique des sanctions ; elle ne confirme pas le nouveau accord Serbie-Russie ni l'approbation d'un vol particulier. Par conséquent, une annonce bilatérale des droits de la circulation ne devrait pas être interprétée comme un changement de position de l'UE sur la Russie.
L’exécution reste le prochain test
Le Conseil a ensuite étendu les restrictions sur l'aviation dans son paquet de sanctions du 24 juin 2024. Il s’agit de vols non programmés où une personne ou une entité russe pourrait effectivement déterminer le lieu ou l’heure de départ ou d’atterrissage. Les opérateurs étaient également tenus de fournir des informations demandées par les autorités nationales sur ces vols, y compris la propriété d'avions et les passagers potentiels, dans le cadre des efforts contre la circoncision.
Ces dispositions ultérieures concernent une catégorie différente des services prévus décrits dans le rapport de lundi, mais montrent pourquoi les arrangements opérationnels précis sont importants. Les prochaines étapes concrètes sont une compagnie aérienne nommée, un calendrier publié et les autorisations opérationnelles nécessaires. Jusqu’à ce que ces détails apparaissent, l’accord est mieux compris comme une expansion des droits d’aviation bilatérales. Son effet pratique sur l’accès au voyage dépendra de la façon dont les transporteurs transforment cette autorisation en un service réel.