Les élections législatives de trois jours en Russie sans parti anti-guerre
Le vote pour les 450 sièges de la Duma d'État ouverts sous strict contrôle politique, y compris le vote organisé sur le territoire occupé de l'Ukraine.
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Le vote s’ouvre en Russie
La Russie a lancé le 18 septembre une élection parlementaire de trois jours pour remplir les 450 sièges de la Duma d'Etat, ainsi que les compétitions régionales et gouvernementaires. Le lancement a été ouvert pour la première fois dans le loin-est du pays et est prévu pour finir le 20 septembre. La moitié des sièges de la Duma sont alloués à travers les listes nationales de partis et l'autre moitié à travers les constitutions unilatérales.
Le concours se déroule sans un parti ouvertement opposant le président Vladimir Poutine et l’invasion de l’Ukraine. Yabloko, le parti légal restant le plus clairement associé à une position anti-guerre, a été exclu du vote. La Russie unie devrait conserver sa domination parlementaire, tandis que les autres partis représentés soutiennent largement le Kremlin sur les questions centrales de la guerre et de la politique nationale.
L’examen indépendant est strictement limité
La Commission européenne a déclaré que la conduite des élections a démontré une érosion continue de la démocratie, une répression systématique et l'élimination de la compétition politique significative. Il a également critiqué la Russie pour ne pas inviter des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Les rapports médiatiques décrivent une campagne inhabituellement subduite, avec peu de débat ouvert sur la guerre malgré l'anxiété publique sur les victimes, les attaques de drones et les rumeurs d'une autre mobilisation.
Les autorités russes sont également en train de voter dans les territoires ukrainiens occupés par Moscou. L'Union européenne a déclaré qu'elle ne reconnaîtrait pas ces votes ou leurs résultats et décrit leur organisation comme une violation du droit international. Cette position distingue la critique des restrictions politiques intérieures de la Russie de l’opposition légale séparée à une puissance occupante qui s’installe sur le territoire d’un autre Etat.
Le résultat est prévisible ; le résultat n’est pas
Le résultat immédiat des élections est largement attendu pour préserver le contrôle législatif du Kremlin. Plus d’incertitude conséquente inquiète la politique après la fin du vote. Certains Russes ont quitté le pays au milieu des craintes que le gouvernement puisse introduire une autre mobilisation ou d'autres mesures de guerre inpopulaires une fois que la nouvelle Duma est installée. Poutine a refusé qu’une nouvelle mobilisation est imminente, mais les réassurances n’ont pas éliminé la préoccupation.
L’attention sera adressée au tournoi final, notamment aux irrégularités, aux données électroniques et à la distribution officielle des sièges. Les réclamations de fraude ou de coercition devraient être liées à des incidents documentés plutôt que supposées de l'environnement politique contrôlé seul. L'UE a déjà établi qu'elle rejettera la composante occupée-territoriale, tandis que sa réponse au résultat national dépendra de la conduite finale et du résultat annoncé.