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17 dirigeants européens de télécommunications réclament un plan de l'UE pour débarrasser les fournisseurs de réseaux à haut risque

Les opérateurs prévoient un programme de remplacement d'équipements coûteux car Bruxelles cherche une réponse contraignante, à l'échelle du bloc aux risques de sécurité dans les réseaux 5G et autres réseaux de communications critiques.

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Les opérateurs de télécommunications ouvrent un défi de coûts

Sept-sept chefs d'entreprise de télécommunications européennes ont intervenu contre les restrictions proposées par l'Union européenne sur les fournisseurs de réseaux à haut risque. Euronews a rapporté le 15 septembre que les dirigeants ont soumis une lettre ouverte prévoyant qu'une exigence de retrait large pourrait absorber des investissements autrement prévus pour les infrastructures de fibres, 5G et 6G. Les signatures comprennent les dirigeants d’Orange, de Deutsche Telekom et de Telefónica, plaçant quelques-uns des plus grands opérateurs de réseau du continent derrière le défi.

Le groupe industriel estime que le remplacement d’équipements fournis par des entreprises hors de l’UE pourrait coûter jusqu’à 40 milliards d’euros. Ce chiffre est l’évaluation du lobby, pas une prévision officielle de l’UE, et dépend de la façon dont les fournisseurs, les actifs réseau et les périodes de transition sont définis. L’intervention est importante parce qu’elle transforme la dispute de l’inquiétude générale sur la technologie chinoise au financement et au calendrier d’un programme de remplacement potentiellement contraignant.

Ce que l’Union européenne a proposé

La Commission européenne a proposé en janvier une loi sur la cybersécurité révisée pour créer un cadre harmonisé pour réduire les risques non techniques de la chaîne d’approvisionnement, y compris les interférences étrangères. Le texte législatif prévoit l'identification des fournisseurs à haut risque et interdirait leurs composants dans les actifs de communication critiques désignés. Pour les parties clés des réseaux mobiles, le délai de transition proposé ne dépasserait pas 36 mois ; les délais pour les réseaux fixes et satellites seront fixés séparément.

Les règles proposées ne nomment pas automatiquement Huawei ou ZTE. Euronews a identifié les sociétés chinoises comme le point de vue probable parce que les deux ont déjà fait face à des restrictions ou à une suppression phase dans plusieurs marchés européens. La Suède et la Lettonie ont imposé des limites fermes, tandis que la France a poursuivi une approche graduelle de licences. La Roumanie et l’Estonie ont adopté une législation qui exclu efficacement les fournisseurs chinois, la Grande-Bretagne a ordonné la suppression des équipements Huawei de la 5G, et l’Allemagne a fixé des délais de prolongation de 2026 à 2029.

Les négociations détermineront la vraie charge

Le projet n’est pas encore une loi. Il reste soumis à des négociations entre le Parlement européen et les 27 gouvernements de l'UE. Lors d’une réunion de télécommunications de juin, les États membres ont soutenu une infrastructure numérique plus forte et plus résiliente, mais ont demandé une plus grande clarté sur la méthode d’identification des fournisseurs à haut risque, les actifs couverts et les effets probables des restrictions. Ces détails non résolus détermineront si l’estimation maximale des coûts des opérateurs est pertinente à la législation finale.

Les prochains points à observer sont les changements dans le processus de conception du fournisseur, l’étendue des composants de réseau protégés et toute ajustement à l’horaire de réseau mobile de trois ans. Bruxelles soutient que les restrictions nationales fragmentées laissent des lacunes de sécurité et distort le marché unique. Les opérateurs poussent maintenant les législateurs à peser que l’objectif de sécurité contre le capital est nécessaire pour étendre la connectivité européenne. Jusqu’à ce que les négociations ne soient conclues et que des fournisseurs particuliers soient formellement désignés, aucune interdiction de l’Union européenne de Huawei, ni le projet de loi de remplacement de 40 milliards d’euros ne sera définitif.