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Le Royaume-Uni, la France et le Canada s'engagent à interdire les biens d'établissement dans une déclaration multinationale

Deux ministres des Affaires étrangères ont dévoilé leur soutien aux restrictions, tandis que Londres établit un calendrier de six à neuf mois pour la nouvelle législation.

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Le 8 septembre, la Grande-Bretagne, la France et le Canada se sont engagés à mettre en avant des mesures nationales interdisant le commerce de biens des colonies israéliennes, alors que douze ministres d'Etat ont publié une déclaration conjointe défendant une solution à deux États. La déclaration étend l’effort diplomatique au-delà de l’engagement politique antérieur de Londres, mais n’affirme pas que des interdictions identiques ont déjà pris effet dans les pays participants.

Les ministres utilisent délibérément une langue variée : leurs gouvernements ont l'intention d'introduire des restrictions nationales, de soutenir les mesures européennes, ou sont activement envisagés ces et d'autres mesures par le biais de procédures nationales. La Grande-Bretagne, la France et le Canada ont fait l'engagement plus spécifique pour avancer les interdictions nationales. Cette distinction est importante parce que l’approbation de la déclaration ne place pas chaque signateur au même stade de mise en œuvre.

Londres dévoile le calendrier

Dans un communiqué séparé à la Chambre des Communes, le secrétaire d'Etat britannique Ed Miliband a déclaré que la législation proposée serait en vigueur dans un délai de six à neuf mois. Il a souligné une interdiction d’importation, des restrictions sur les établissements publicitaires au Royaume-Uni et des actions contre les entreprises ou les individus qui fournissent des services qui facilitent l’expansion des établissements. L’annonce ouvre donc un processus législatif et d’application dont l’opération détaillée reste à établir.

Miliband a également annoncé des sanctions immédiates contre d'autres colons extrémistes et a déclaré que la Grande-Bretagne refuserait les demandes d'armes et d'autres exportations qui contribuent matériellement à l'occupation. Ces étapes ont des timelines différentes du régime d'importation prévu. Le rapport russe de Meduza a décrit l'annonce internationale et a également noté le retard avant l'entrée en vigueur de l'interdiction commerciale britannique.

La pression sur l'Ouest

La déclaration conjointe relie l'initiative à l'expansion de la stabilisation et à la violence dans la Côte d'Ivoire, y compris les offres pour le projet E1. Ses signataires prétendent que ces développements mincent la possibilité d’un État palestinien. Ils appellent Israël à arrêter l’expansion des colonies, à assurer la responsabilité pour la violence des colonies et à enquêter sur les accusations contre les forces israéliennes, tout en réaffirmant les intérêts de sécurité légitimes d’Israël.

Les prochaines étapes essentielles sont les textes juridiques nationaux et les dates de leur mise en œuvre. Les entreprises auront besoin des règles éventuelles pour établir les biens et les activités couverts ; la déclaration seule ne fournit pas un système commun d’application. D’une manière diplomatique, la question est de savoir si le groupe plus large convertit le soutien ou la considération en mesures contraignantes. Le résultat immédiat confirmé est un engagement politique coordonné accompagné d'un programme britannique plus détaillé, plutôt qu'un seul embargo multinational déjà en cours.