L’ONU prévient que l’épidémie d’Ebola du Congo n’a pas encore clairement passé son sommet
La transmission s'allonge dans certaines régions, mais les répondants internationaux disent que la croissance continue ailleurs et que les chaînes d'infection incertaines font toute déclaration d'un point de retour prématurée.
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Progrès sans point de retour
Des responsables des Nations unies disent que les travaux de contentieux dans l'est de la République démocratique du Congo commencent à produire des résultats dans certains endroits, mais ils ont averti qu'il est trop tôt pour conclure l'épidémie d'Ebola a passé son sommet. Reuters a rapporté l'évaluation mis à jour d'une réunion de presse de Genève le 15 septembre, présentant une image plus prudente que les déclarations récentes des autorités congolaises.
Le gouvernement a indiqué une baisse dans les infections quotidiennes rapportées de environ 120 à la mi-août à environ 80, ainsi qu'un groupe de zones de santé qui avaient passé plus de trois semaines sans un nouveau cas. Les responsables de l'ONU et de l'Organisation mondiale de la santé n'ont pas contesté ces améliorations. Leur préoccupation est que les infections continuent d’augmenter dans d’autres domaines et que le contrôle complet est susceptible de nécessiter un travail durable sur de nombreux mois.
Un éclat géographiquement inégal
Cette distinction est importante parce que les moyennes nationales peuvent cacher les chaînes de transmission actives. L'épidémie s'est répandue dans sept provinces et est devenue la deuxième épidémie d'Ebola la plus mortelle sur le record, selon le rapport de septembre. Les zones qui suppriment la transmission peuvent encore faire face à une nouvelle exposition par le biais de voyages, de déplacements ou de cas communautaires non détectés, en particulier lorsque l'insécurité limite le suivi du contact et l'accès aux installations de santé.
Les Nations unies avaient déjà averti au début de septembre que l’épidémie de la bande Bundibugyo avançait à un rythme sans précédent et que certaines chaînes de transmission restent inconnues. Son compte officiel a également identifié les déficits de financement et les conflits comme des obstacles à la surveillance, au traitement et à l’engagement communautaire. Ces conditions expliquent pourquoi les fonctionnaires résistent à une déclaration prématurée selon laquelle l’épidémie a tourné.
Ce que les répondeurs doivent établir
Le prochain test est de savoir si les réductions de cas persistent au cours des périodes de rapports consécutifs et s’étendent aux provinces qui enregistrent encore une croissance. Les répondants surveilleront également la part des infections détectées parmi les contacts connus, le temps entre les symptômes et l’isolation, et la capacité des équipes de traitement et de funérailles à travailler en toute sécurité. Une diminution durable permettrait de transformer les ressources de l’expansion d’urgence vers l’extinction des chaînes restantes. Jusqu’à ce jour, l’évaluation de l’ONU est que l’encouragement des gains locaux devrait renforcer la réponse plutôt que de justifier l’évolution de la réponse.