Les chefs militaires américains, israéliens et arabes ont tenu une conférence de sécurité iranienne en Allemagne
CENTCOM a confirmé l'accueil de commandants supérieurs de huit pays régionaux, tandis que Washington travaille pour préserver la coopération militaire pendant la guerre de l'Iran et renouveler l'instabilité autour des voies d'eau stratégiques.
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Une conférence privée devient publique
Les chefs militaires des États-Unis, Israël et huit pays arabes se sont réunis en Allemagne la semaine dernière pour des négociations axées sur la guerre avec l'Iran et une sécurité régionale plus large. Axios a rapporté la réunion le 15 septembre après avoir obtenu des comptes de deux responsables israéliens. Le commandement central des États-Unis a ensuite confirmé à l'outlet qu'il a accueilli des dirigeants supérieurs de huit pays à une conférence programmée dédiée à l'amélioration de la coopération en matière de sécurité au Moyen-Orient.
Axios a identifié les participants en tant que commandant de CENTCOM, l’admiral Brad Cooper et les chefs militaires d’Israël, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Bahreïn, du Koweït, du Qatar, de la Jordanie et de l’Égypte. Cette combinaison est remarquable parce que plusieurs participants arabes ne maintiennent pas les relations diplomatiques avec Israël. La conférence a donc proposé un canal militaire rare pour échanger des évaluations sans nécessiter un processus politique public parallèle.
La guerre et la sécurité maritime ont formé l'agenda
Selon Axios, Cooper a dit aux participants que les forces américaines resteraient dans la région malgré les attaques iraniennes contre les bases américaines. Il a également présenté l'approche de Washington d'étendre le trafic de navires à travers le littoral d'Hormuz, tandis que le chef militaire israélien a informé le groupe sur les opérations israéliennes. Ces détails proviennent d’Axios et des responsables qu’il cite ; la confirmation de CENTCOM a reconnu la conférence et son agenda de coopération, mais n’a pas publiquement énuméré les discussions opérationnelles.
Les négociations ont eu lieu comme des combats impliquant les Houthis du Yémen ont augmenté la pression sur l'Arabie saoudite et sur les navires près du lac Bab el-Mandeb. Axios a rapporté que Israël et l'Arabie saoudite, avec l'aide de CENTCOM, examinaient si l'intelligence israélienne, la surveillance et le soutien de reconnaissance pourraient aider les opérations saoudiennes. Cette possibilité reste en discussion et ne devrait pas être traitée comme une déploiement convenue ou une nouvelle opération militaire.
Pourquoi la réunion est importante
La conférence démontre que l’architecture militaire régionale construite autour de CENTCOM continue à fonctionner pendant un conflit direct US-Israël avec l’Iran. Un rapport du Département de la Défense sur le rôle établi de CENTCOM décrit le commandement comme responsable des intérêts militaires américains au Moyen-Orient et note son histoire de réunir des chefs de défense régionaux, de protéger les flux commerciaux et de construire la coopération entre les militaires partenaires.
Le prochain test est de savoir si la coordination privée produit des arrangements concrètes pour la défense aérienne, le partage des renseignements ou la protection maritime sans déclencher un retour politique dans les capitales arabes. La réunion elle-même n’est pas un cessez-le-feu, un traité d’alliance ou une action de combat. Son importance réside dans la préservation d’un forum où les gouvernements divisés sur Israël peuvent encore discuter de l’Iran, du Yémen et de la sécurité des deux voies maritimes centrées sur l’énergie et le commerce mondiaux.