Le Venezuela remplacera l'image publique de Chavista par une campagne "Venezuela Reborn"
La revue visuelle du Caracas relie le message de reconstruction de Delcy Rodríguez à une transition politique plus large et à un rôle étendu des États-Unis dans le secteur pétrolier du Venezuela.
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Des murs, des portraits et des billboards associés à Hugo Chávez, Nicolás Maduro et le mouvement de Chavista sont enlevés ou couverts dans des parties du Caracas. Leurs remplacements portent un slogan gouvernemental bleu et jaune qui signifie "Venezuela Reborn."Le Palais de la Justice, une fois flanqué par de grands portraits de Chávez et de la figure indépendante Simón Bolívar, est parmi les sites prominents où l'ancienne image a été cachée.
La reconstruction devient le nouveau message
La campagne s’est déroulée après les tremblements de terre de juin qui ont dévasté les communautés, y compris La Guaira. Le gouvernement du président intermédiaire Delcy Rodríguez a mis la reconstruction au centre de ses communications publiques, promettant l’hébergement temporaire, le logement de remplacement et l’aide aux familles achetant des maisons. Le rapport d'Al Jazeera du Caracas a trouvé une réponse divisée: certains résidents accueillent la suppression des symboles de Chavista, tandis que d'autres voient les remplacements comme une propagande qui se déplace plus vite que la récupération.
Le changement est politiquement significatif parce que Rodríguez a servi comme vice-président de Maduro et a hérité d'un État formé par près de trois décennies de règne de Chavista. La suppression de ses symboles les plus visibles permet à son administration de présenter une identité distincte sans démanteler formellement le mouvement gouverneur. Les partisans de Chávez considèrent les changements comme un abandon de sa tradition anti-impérialiste ; les critiques se demandent si les rues modifiées correspondent à la réforme institutionnelle.
La réforme politique reste incomplète
Les négociations entre les autorités intermédiaires et certains législateurs d’opposition ont produit un accord d’août sur la révision de la Cour suprême alliée par le gouvernement. Cependant, aucun nouveau calendrier électoral national n'a été annoncé, et les voix d'opposition prominentes ne sont pas toutes inclus. Des discussions supplémentaires s’attendent à traiter les garanties politiques, civiles et électorales, ce qui rend la composition et les résultats de ces discussions une mesure de changement plus significative que la suppression des murales.
Le rôle de Washington s'étend dans le secteur du pétrole
La rebranding coïncide également avec un rôle beaucoup plus grand des États-Unis dans l'économie du Venezuela. Une feuille de faits de la Maison-Blanche du 31 août indique que les autorités intermédiaires vénézuéliennes ont accordé à un opérateur privé des concessions de siècle couvrant 17 champs pétroliers avec environ 65 milliards de barils de réserves prouvées. L'accord donne à un bureau de la défense et des finances américains un intérêt d'actif de 35% dans le parent de l'opérateur et donne au Département d'Etat des droits d'achat étendus sur la production.
Washington présente que l'accord, les changements judiciaires et les négociations de l'opposition font partie d'un programme de stabilisation et de transition démocratique. C’est le compte politique du gouvernement américain, pas la preuve que le Venezuela a complété une transformation démocratique. Les indicateurs décisifs seront si les autorités publient un calendrier électoral crédible, augmentent la participation politique, reconstruisent les communautés touchées par les tremblements de terre et soumettent les nouveaux arrangements pétroliers à une surveillance transparente. Jusqu'à ce jour, "Venezuela Reborn" est mieux compris comme une affirmation importante sur la direction du pays plutôt que la preuve que la transition est complète.